Réduire son stress avec la méditation

Avant de s’intéresser à la méditation, il nous faut essayer de la définir. Le terme méditation vient du latin meditatio. Une définition simplifiée est « la méditation désigne toute pratique mentale ou spirituelle qui consiste en général à porter une attention sur un certain objet de pensée ou sur soi ». Les formes méditatives sont très diverses ; des milliers voire des dizaines de milliers de techniques méditatives existent. Les buts de la pratique méditative sont également très divers. Dans le domaine de la psychologie, la méditation est d’exercer son esprit à l’approfondissement de la réflexion ; on parle de pensée réfléchie et concentrée sur un sujet particulier. Dans le domaine des religions, la méditation englobe des exercices spirituels qui préparent à la contemplation ; elle y désigne une forme de recueillement telle une prière. On peut souligner que la méditation est au cœur des pratiques du bouddhisme, de l’hindouisme, du jaïnisme, du taoïsme, de l’islam, du christianisme. L’un des objectifs est l’atteinte d’une paix intérieure, d’une vacuité de l’esprit. Certains opposent méditation et relaxation malgré des points communs comme la modification des états de conscience et l’apaisement progressif du mental. Dans le domaine médical, les neurosciences s’intéressent aux effets de la méditation. Plusieurs chercheurs ont prouvé que les exercices de méditation améliorent le fonctionnement du cerveau et a des effets bénéfiques sur la santé. Certains psychothérapeutes et/ou scientifiques tels que Jon Kabat-Zinn ont développé la réduction du stress par la pleine conscience ou la thérapie cognitive par la pleine conscience. La psychothérapie cognitive-comportementale propose ainsi aux personnes souffrant de ruminations mentales, de stress ou d’anxiété, par exemple lors d’une dépression, une forme de méditation qui se rapproche du Zen, mais dont les éléments typiques d’une spiritualité ont été supprimés, cette technique favoriserait la diminution de ces troubles et augmenterait le bien-être, l’humeur, la volonté. On trouve la méditation avec support : observation de lumière, écoute de sons, imagination yeux fermés, etc… et la méditation sans support : être simplement présent, conscient et disponible à l’épanouissement spontané du silence. Dans les familles de méditation, on peut citer les méditations interne, externe, bouddhique, vipassana (respiration), de pleine conscience, zen, zazen, transcendantale, introspection, vibratoire Kototama, dynamique, lectio divina (les Pères du désert), du coeur, du rire, etc.. Chacun trouvera une ou plusieurs techniques méditatives qui lui conviendra selon le temps qu’il souhaite y accorder, l’endroit où il souhaite pratiquer, le contenu spirituel ou non qu’il soit croyant ou non croyant, crédule ou incrédule. L’important est à mon sens [comme je le rappelle dans mes articles], l’expérimentation qui est une voie personnelle, sans jugement, à mettre au mieux en adéquation avec qui on est vraiment (être intérieur, persona) et bien sûr le « sérieux » des enseignants.